NightmareWay...

NightmareWay...
_______« Il parait que le bonheur finit par arriver un jour ou l'autre. Qu'il suffit simplement d'attendre. Personnellement, ça fait dix-sept ans que j'attends. Je m'appelle Lindsay. Et je ne sais même pas pourquoi je suis encore envie. »

_______Quand on vit avec un lourd passé, mais qu'on en fait encore son présent. Quand les remords vous ronge, alors qu'on _______fait semblant de ne rien regretter. Quand on pleure le soir seule dans son lit, sans aucunes raisons particulières. Quand _______on se sent salie, minable, sans intérêts, et quand un inconnu vient à votre secours alors qu'on aurait préféré mourir...
Tu vois, je m'appelle Lindsay Cooper. Je ne mérite pas de vivre.


Je suis ici, ici et ici.

# Posté le mercredi 29 avril 2009 14:23

Modifié le dimanche 03 mai 2009 03:10

Nightmareway.sky © . « Je n'avais qu'une seule envie. C'était de mourir. »

Nightmareway.sky © . « Je n'avais qu'une seule envie. C'était de mourir. »
C'était la nuit. Il devait être entre une ou deux heures du matin. Je venais de terminer mon service, et je marchais seule dans les allées sombres de cette ruelle qui me fichait la chair de poule. C'est ici que je travaille. Si j'allais dans des endroits plus fréquentés, je risquerais de retourner au poste de police, comme la dernière fois. Comme je n'avais pas assez d'argent pour payer la caution, j'ai dû vendre mon corps. Comme je le fais tous les jours. Des bruits de pas lourds derrière moi me firent presser le pas. Je ne savais pas qui c'était, mais je m'en fichais. Je ne voulais pas qu'on me voit. Apparemment, c'était trop tard...

____... : Hé oh, la pute !

Ces paroles me firent marcher encore plus vite. Je trottinais presque à présent. C'était un homme. Et vu la voix qu'il avait, il était certainement saoul.

____... : Je te parle, salope !

J'avais l'habitude de recevoir des injures comme ça, alors ça ne me fait plus rien maintenant. J'entendis les pas de l'homme s'accélérer, sûrement qu'il était en train de me courir après. Mon coeur s'accéléra, je commençais à avoir peur. On ne m'avait jamais couru après pour m'avoir, en plus, je venait de terminer de travailler, alors je ne lui devait rien. Lorsqu'il fût plus près de moi, il m'attrapa par le bras ce qui me fit me retourner, apeurée.

____... : Tu t'est perdue ma belle ? Tu devrais pourtant savoir qu'une jeune femme ne devrait pas trainer dans des endroits comme ça, surtout la nuit. Ce pourrait être... dangereux.

____Lindsay : Lâchez-moi !

Son haleine puait l'alcool. Plus j'essayais de me débattre, plus il me serrait le bras. Je serrait les dents, pour ne pas laisser échapper un petit cri de douleur.

____... : Tu crois pouvoir t'échapper ? Allez, sale pute. Montre-moi ce que tu sais faire.

Les larmes me montèrent aux yeux quand il appuya ses lèvres contre les miennes. Il me tenait toujours le bras, et j'essayais tant bien que mal de me débattre, mais je n'y arrivais pas. Il était trop fort pour moi. Des larmes chaudes commencèrent à rouler sur mes joues. Il passa une main sous mon haut, tout en faisant en sorte que je ne puisse pas le repousser. Puis, il me tint les deux mains avant de m'emmener avec lui vers un HLM en sale état. J'essayais encore et toujours de m'en aller, mais il me tenait de toutes ses forces. J'avais envie de hurler au secours, mais j'avais trop peur pour le faire. Il me fit entrer dans son appartement du premier étage tellement violemment que je me prit un mur en pleine figure. Mon nez me faisait horriblement mal, de plus, je vis du liquide rouge en sortir. Toujours en me tenant les mains il m'emmena dans la "cuisine" et m'attacha les deux mains au radiateur avec une ficelle. Il serra le plus fort possible, tellement fort, que j'avais l'impression que le sang ne pouvait plus passer dans mes veines. Je pleurais toujours, pendant que lui était en train de sortir deux verres, avant de se tourner vers moi avec un grand sourire.

____... : Tu as soif ? J'espère que c'est le cas, car on va boire en l'honneur de notre rencontre.

Je le regardait du regard le plus méchant que je put. Il n'avait aucune pitié.

____Lindsay : Allez vous faire foutre.

____... : Pardon ?

____Lindsay : Si vous pensez vraiment que je vais coucher avec vous ce soir, allez vous faire foutre. Sa n'arrivera jamais.

Il éclata de rire, j'avais envie de lui sauter dessus pour le tabasser à mort.

____... : Oui, c'est ce qu'on verra.

Il afficha un sourire triomphale avant de s'approcher de moi avec un verre dans les mains. Je refusais d'ouvrir la bouche pour boire ça. Voyant que je m'obstinais, il me prit les cheveux à la racine avant de me les tirer le plus fort possible. Un cri de douleur s'échappa, et il en profita pour insérer le contenu du verre dans ma bouche, tout en me tenant la tête en arrière pour que j'avale tout. Le liquide passa tout seul à travers ma gorge, les larmes recommencèrent à couler. Il rigola une fois de plus, avant de s'abaisser à mon niveau et d'approcher son visage tout près du mien.

____... : Attend moi là, ma belle, je reviens tout de suite.

Sur ce, il quitta la pièce pendant que moi je restais toute seule à cuisine. J'en profita pour chercher des yeux partout autour de moi quelque chose qui me permettrait de m'échapper, en coupant la ficelle qui me lacérait les poignets. Puis, je vis des lames de rasoir sur la table. Je n'avais pas d'autres choix... Je mit de dos la chaise pour pouvoir atteindre les lames, avant de les prendre dans une de mes mains. Je sentais que des coupures commençaient à se former. Je sentais aussi du sang couler de mes mains, et je fermais les yeux, tellement j'avais mal. J'essayais tant bien que mal de couper la ficelle, puis au bout de quelques secondes, je put ramener mes mains devant mon visage. Il faut dire qu'elles étaient dans un état pitoyable, mais sérieusement, ce n'était pas du tout ça qui me préoccupait le plus. Les larmes continuaient de couler, sans que je ne puisse me contrôler. Je me levais en vitesse de la chaise, puis sortit de l'appartement en courant le plus vite possible, jusqu'à m'en époumoner. Je sortis de l'HLM, en courant, encore et encore, sans trop savoir ou j'allais, mais le plus important, c'était de partir le plus loin possible de cet homme répugnant. D'un seul coup, je vis tout tourner autour de moi. Mon champ de vision devint flou, et je n'arrivais presque pas à retrouver une respiration normal. Mon pouls s'accéléra de plus en plus, je ne savais pas ou j'étais, je ne voyais plus rien... Puis tout me revint tel un éclair dans mon esprit. Le verre. Je l'avais vu glisser quelque chose dans le champagne qui s'y trouvait. Il m'avait droguée. Je n'avais plus envie de me battre. À quoi bon continuer... de vivre. Si je mourrais, je ne perdrais pas grand chose. Et même je crois, que je serais tranquille une fois pour toute. Sa ferait une pute en moins dans ce monde que je déteste tant. Alors, je me laisse tomber, sans remord pour une fois. En ce moment, je n'avais qu'une seule envie, je n'attendais qu'une chose. Et cette chose, c'était de mourir.

_______________

Voilà pour le premier chapitre, j'espère qu'il vous a plu.. x$
C'est vrai qu'il est un peu court, mais promis je me rattrape la prochaine fois. :D
N'hésitez surtout pas à me laisser vos opinions qui sont importante pour moi !

Trois commentaires expressifs pour être prévenu.

xOxO, Mélissaaaa.

# Posté le jeudi 30 avril 2009 07:03

Modifié le vendredi 01 mai 2009 03:34

Nightmareway.sky © . « J'étais en train de me demander si je n'étais en train de rêver. »

Nightmareway.sky © . « J'étais en train de me demander si je n'étais en train de rêver. »
Je venais d'ouvrir les yeux. Difficilement, j'avoue. J'avais l'impression que ma tête pesait une tonne, que des tambours résonnaient à l'intérieur. J'avais des fourmis dans la main gauche, certainement parce que j'avais dormi dans une position que mon bras n'avait guère appréciée. C'est après quelques minutes, que je me rendit compte que je ne connaissais pas l'endroit ou j'étais. J'avais beau regarder autour de moi, essayer de me souvenir ou j'avais finit la soirée, j'étais presque certaine de n'avoir jamais mit les pieds ici. Les volets étaient tirés, mais de la lumière se laissait quand même entrevoir. Je me redressais, mon mal de crâne me lançant de nouveau. Je laissa échapper un petit gémissement de douleur. Puis, d'un pas décidé, je me levais du lit sur lequel j'avais été allongée, pour me diriger vers la porte et l'ouvrir en me tenant la tête, quand quelqu'un entra en trombe en même temps que j'allais sortir. On se rentra dedans, ce qui me fit tomber en arrière. La personne en question, qui était un jeune homme brun, plutôt mignon, se mit à rire légèrement, avant de me tendre la main. En me relevant, je le remercia avant de commencer à le questionner.

____Lindsay : Excuse-moi mais heum... Qui es-tu ?

Un petit sourire s'afficha sur son visage avant de me regarder sérieusement.

____Austin : Je suis Austin. Austin Davis. Je sais que... Sa va plutôt être difficile à croire, d'ailleurs je te conseille même de t'assoir...

Il commençait vraiment à me faire peur.

____Austin : Ecoute Lindsay... Je suis ton frère. Où plutôt demi-frère... Enfin appelle-moi comme tu veux, mais ce n'est pas ça la question. Je connait presque tout de toi. Je sais que tu te... prostitues, que ta mère est morte dans un accident de voiture, ainsi que ton beau-père. Je sais que tu as arrêté tes études quand tu allais faire ta rentrée au lycée... Mais est-ce-que tu t'est déjà réellement poser des questions sur ton père biologique ? Sur ton véritable nom de famille ?

Non. C'était impossible. Je n'avais pas de frère, mon père biologique est mort avec ma mère dans un accident de voiture. C'était un rêve, oui c'est ça, j'étais en train de rêver... Je me mis à me pincer très fort en fermant les yeux, pour me réveiller de ce mauvais rêve.

____Austin : Qu'est-ce-que tu fais ?

Quand je réouvrir les yeux, je me rendis compte que ce n'était pas un rêve. Que c'était bel et bien réel. Je vis Austin me regarder avec un air interrogateur. Je pris enfin la parole, la voix tremblante.

____Lindsay : Je... J'étais en train de me demander si je n'étais en train de rêver.

____Austin : Tu sais, je comprends que tu sois perturbée par ce que je viens de te dire... Si ta mère a voulue te donner son propre nom de famille, c'est parce que mon père l'a abandonnée quand il a appris qu'elle était enceinte. Il a aussi abandonné ma mère.

Je me levais d'un bond, puis je commença à faire les cent pas. Tout étais confus dans ma tête. Quand je suis née, le premier visage que j'ai aperçu, c'était celui de mon père. Ou plutôt devrais-je dire... De mon beau-père. Sa me fait mal de dire ça. Parce que c'est lui qui m'a élevée, c'est lui qui me conduisait tous les jours à l'école, c'est lui qui s'inquiétait pour moi quand j'étais malade ou quand j'étais en retard de cinq minutes. C'était lui, mon véritable père... Mais la mort l'a emmené loin de moi. Comme si elle voulait que je souffre. Ma mère est morte en même temps que lui, dans le même accident de voiture. Je m'en veux terriblement. Les derniers mots que je leur avait adressés étaient : "Je vous déteste !". Je n'étais qu'une gamine pourrie gâtée, qui ne se rendait même pas compte de la chance qu'elle avait. Ils m'avaient confisqués mon portable en guise de punition. J'avais fait le mur le soir d'avant, pour aller en boite avec des amis. Les larmes coulaient à présent sur mes joues, et je me rassit en face de lui, baissant la tête.

____Lindsay : Quand j'ai reçu ce coup de fil comme quoi mes parents étaient tous les deux à l'hôpital, j'avais déjà perdu espoir. Ma tante est morte dans un accident de voiture elle aussi. Au téléphone, on m'a dit qu'ils venaient d'avoir un accident, et que la voiture avait fait trois tonneaux avant d'atterrir au fond d'un champ. Je n'avais même pas le courage d'aller les voir. J'ai pleuré toute la nuit, je n'ai même pas dormi. Le lendemain, j'ai séché les cours. Puis c'est après trois jours, que je me suis enfin décidée à aller leur rendre visite. J'avais été mise au courant qu'ils étaient dans un coma profond. Quand j'ai ouvert la porte de la chambre qu'on m'avait indiquée, j'ai vu deux lits, dans lesquels étaient allongés ma mère, et... mon père. Ils avaient des croutes sur le visage, ainsi que des bleus. Sa me faisait vraiment mal de les voir comme ça. Une semaine après, j'ai reçu un autre coup de fil sur mon portable comme quoi mes parents venaient de décédés. Là, j'ai compris que ma vie serait différente, que j'avais perdu les êtres qui comptaient le plus pour moi. Puis, j'ai vu que ma vie n'avait plus aucuns sens sans eux. J'ai perdu le contrôle de moi-même. Je me suis mise à coucher pour oublier, à ma saouler... J'ai même laisser tomber les études. Comme je n'avais plus d'argent, je me suis mise à me prostituer.

Je me retint de ne pas éclater en sanglot devant lui.

____Austin : Lindsay... Je suis...

____Lindsay : Non, s'il te plait. Ne me dis pas que tu es désolé. On me l'a déjà trop dit.

Je le vis baisser la tête, puis la relever en me tendant une plaquette... D'aspirine, je crois.

____Austin : Tiens, si je suis venue dans la chambre c'était pour t'emmener ça. C'est pour ta tête.

Je pris la plaquette en reniflant, puis en levant légèrement la tête pour l'apercevoir.

____Austin : Je vais te laisser te reposer.

Il m'adressa un sourire léger avant de se lever du fauteuil et marcher en direction de la porte.

____Lindsay : Austin !

Il se stoppa net avant de se retourner pour me regarder.

____Lindsay : S'il te plait, dis-moi juste... Où est-ce-que tu m'as trouvé ? Pourquoi m'as-tu emmené chez toi ? Qu'est-ce-qu'il m'est arrivé pour que j'ais aussi mal à la tête ? Pourquoi tu me dis tout ça maintenant ? Et est-ce-qu'il y a encore des choses que je ne sais pas ?

Je le regardais avec tant d'incompréhension... C'était à peine si je réalisais tout ce qu'il venait de me dire ! Mes yeux étaient encore embués de larmes, je ne voyais pas grand chose, mais assez pour voir qu'il se contenta de baisser la tête avant de la relever dans ma direction.

____Austin : Prend de l'aspirine, tu en auras besoin. Demain matin, je viendrai te réveiller. Je t'emmènerai avec moi au lycée. Lindsay, je sais qu'on vient juste de se rencontrer, que tu es encore sous le choc... Mais je te promets, que je te laisserai pas tomber.

Il m'adressa un dernier petit sourire réconfortant, avant de quitter la pièce, me laissant seule avec une multitude de questions qui se bousculaient dans ma tête.

_______________

Voilà pour la deuxième chapitre, qui est un peu plus long que la premier cette fois-ci. ^_^
Continuez à me donner vos opinions, j'en ai besoin. :)

Trois commentaires expressifs pour être prévenus.
70 commentaires pour la suite.


Bisouuuuus, Mélissa. (lk)

# Posté le mardi 05 mai 2009 07:11

Modifié le mardi 05 mai 2009 13:10